O’Kill Massey Learmonth est né à Québec (Québec) le 20 février 1894. Il s’est enrôlé dans le Corps expéditionnaire canadien (CEC) comme simple soldat en novembre 1914, puis a été nommé officier en juin 1916.

Le 18 août 1917, le major Learmonth commandait une compagnie au sein du 2e Bataillon d’infanterie, CEC, sur la cote 70, près de Lens, en France. Ce jour-là, une contre-attaque allemande massive contre les positions canadiennes a fait reculer sa compagnie momentanément. Learmonth s’est jeté dans la défense en se tenant sur le parapet des tranchées canadiennes et en lançant des grenades à main sur les assaillants ennemis, y compris des grenades allemandes qu’il attrapait et renvoyait à leurs expéditeurs. Bien que grièvement blessé, il a maintenu sa position exposée sur le parapet afin de diriger personnellement la défense. Lorsqu’il n’a plus été en mesure de continuer, Learmonth a insisté pour rester sur place et a continué de donner des directives à ses officiers subalternes. Finalement, il a été contraint de céder ses fonctions et a été évacué vers un hôpital à l’arrière. C’est là qu’il est décédé de ses blessures le lendemain.

Pour sa bravoure et son leadership lors de cet épisode, le major Learmonth a reçu la Croix de Victoria à titre posthume.

Citation

« Pour une bravoure des plus éclatantes et un dévouement exceptionnel au devoir. Au cours d’une contre-attaque déterminée contre nos nouvelles positions, cet officier, alors que sa compagnie avait été momentanément surprise, a immédiatement chargé et a personnellement neutralisé les assaillants. Plus tard, il a soutenu un combat acharné contre l’ennemi qui avançait. Bien qu’il fût soumis à un barrage intense et mortellement blessé, il s’est tenu sur le parapet de la tranchée, a lancé des grenades sans relâche sur l’ennemi et a dirigé la défense de manière à insuffler à ses hommes un esprit de résistance absolue. »

« À plusieurs reprises, ce très brave officier a effectivement attrapé des grenades lancées sur lui par l’ennemi et les a renvoyées. Lorsqu’il n’a plus été en mesure, en raison de ses blessures, de poursuivre le combat, il a tout de même refusé d’être évacué de la ligne et a continué de donner des instructions et des conseils inestimables à ses officiers subalternes, ne cédant finalement l’ensemble de ses fonctions qu’avant d’être évacué de la ligne de front vers l’hôpital, où il est décédé. »

(London Gazette, no 30372, 8 novembre 1917)

(images et texte du MDN et des GGFG)